Du lycée agricole de l'Abbaye à chauffeur ramasseur de lait
Chloë Augeard a réalisé son rêve : devenir chauffeur ramasseur de lait chez Les Maîtres Laitiers du Cotentin.
C'est une belle réussite pour cette jeune femme qui poursuit son objectif depuis son année de Seconde Bac Pro au Lycée Agricole La Salle Montebourg. « Je ne suis pas née dans une famille d'agriculteurs mais j'allais chez mon voisin qui possédait une exploitation agricole. Depuis petite, quand je passais du temps chez mon oncle en Seine-Maritime, j'allais faire la traite et m’occuper des bêtes ». Ensuite son parcours scolaire l'a conduite au lycée agricole de l'Abbaye « Le collège général ne m'allait pas, j'ai intégré une 3e EA à l'Abbaye, c'était plus facile et surtout la manière d'enseigner était différente, c'est une autre vision de l'école. J’ai eu la chance d’avoir eu de bons professeurs pédagogues, cela m'a redonné envie d'aller en cours. Je suis toujours en contact avec certains ». Chloë poursuit donc en seconde Bac Pro PA (Production animale) et se retrouve dans son élément, reprend confiance en ses capacités « Les périodes de stage m'ont permis de mettre un pied dans la vie active ». Puis c'est le coup de cœur, « un jour, j'étais dans la grande salle, que l'on surnommait l'aquarium. Je regardais par la fenêtre et j'ai vu le camion laitier passer en direction de la ferme de l'Abbaye. Ce fut une évidence, je me suis dit : je veux faire ce métier ! ». Les élèves qui regardent par la fenêtre peuvent faire de grandes rencontres ! Accrochée à son objectif, Chloë décroche son Bac Pro CGEA (Conduite et Gestion d'une Exploitation Agricole), et commence à travailler en intérim chez Mont Blanc. Puis elle postule aux Maîtres Laitiers et y entre le 24 décembre 2018 à 19 ans. « Dans ma tête c'était clair, j'avais un pied dans l'entreprise, un boulot dans une entreprise stable ». Elle y occupe différents postes, comme conductrice de ligne après une formation dédiée en CDD puis en CDI et cela pendant 7 ans.
Chloë est tenace, elle fait savoir qu'elle veut être chauffeur laitier. Et puis fin 2024, début 2025, son rêve prend forme. L'attente, le sérieux et le courage ont payé. Elle passe le permis C, CE et la FIMO. « Le 1er décembre 2025, j’ai intégré le poste de chauffeur laitier » dit-elle avec un grand sourire et une joie infinie. Son métier est une vraie passion. Pendant toutes ces années, elle n'a eu qu'une appréhension « que je ne sois pas faite pour ce métier ». Loin de cette angoisse, Chloë s'épanouit dans son activité professionnelle qui coche toutes les cases « Je suis autonome, au contact des agriculteurs, de la nature et des animaux. Je suis en extérieur, c'est un métier qui bouge, pas de routine pour moi, chaque journée est différente et cela demande une grande responsabilité ». Elle aime l'adrénaline que cela provoque et les difficultés à surmonter « Une nuit, un pneu de la semi-remorque à 3 essieux a éclaté sur la RN13. On s'est débrouillé avec le mécano d'astreinte. Il y a aussi les routes étroites avec des passages compliqués, les croisements des véhicules et les gens inconscients. Il faut savoir garder son sang-froid ! Chaque difficulté surmontée me rend fière. Ce métier me permet de me rendre compte que je peux réussir quand je le veux. Je fais actuellement 8 tournées dont 2 de nuit, ce qui me fait un total de 105 exploitations à connaître ».
En dehors de son travail, Chloë est aussi majorette chez les Miss Valognaises et a une passion transmise par son père : prendre part aux festivités commémoratives du 6 juin 1944. « Tous les ans, je participe. C'est ma manière d'honorer tous les gens qui ont vécu ce moment d'histoire ». C'est en habit d'époque que la jeune femme rencontre les vétérans, profite des festivités sur Sainte-Mère-Église. En août, Chloë aura 27 ans, un anniversaire tout particulier qu'elle savourera en repensant à son parcours et aux moments difficiles vécus au collège : « Après le harcèlement scolaire vécu au collège, c'est une belle récompense de la vie ».
C'est une belle réussite pour cette jeune femme qui poursuit son objectif depuis son année de Seconde Bac Pro au Lycée Agricole La Salle Montebourg. « Je ne suis pas née dans une famille d'agriculteurs mais j'allais chez mon voisin qui possédait une exploitation agricole. Depuis petite, quand je passais du temps chez mon oncle en Seine-Maritime, j'allais faire la traite et m’occuper des bêtes ». Ensuite son parcours scolaire l'a conduite au lycée agricole de l'Abbaye « Le collège général ne m'allait pas, j'ai intégré une 3e EA à l'Abbaye, c'était plus facile et surtout la manière d'enseigner était différente, c'est une autre vision de l'école. J’ai eu la chance d’avoir eu de bons professeurs pédagogues, cela m'a redonné envie d'aller en cours. Je suis toujours en contact avec certains ». Chloë poursuit donc en seconde Bac Pro PA (Production animale) et se retrouve dans son élément, reprend confiance en ses capacités « Les périodes de stage m'ont permis de mettre un pied dans la vie active ». Puis c'est le coup de cœur, « un jour, j'étais dans la grande salle, que l'on surnommait l'aquarium. Je regardais par la fenêtre et j'ai vu le camion laitier passer en direction de la ferme de l'Abbaye. Ce fut une évidence, je me suis dit : je veux faire ce métier ! ». Les élèves qui regardent par la fenêtre peuvent faire de grandes rencontres ! Accrochée à son objectif, Chloë décroche son Bac Pro CGEA (Conduite et Gestion d'une Exploitation Agricole), et commence à travailler en intérim chez Mont Blanc. Puis elle postule aux Maîtres Laitiers et y entre le 24 décembre 2018 à 19 ans. « Dans ma tête c'était clair, j'avais un pied dans l'entreprise, un boulot dans une entreprise stable ». Elle y occupe différents postes, comme conductrice de ligne après une formation dédiée en CDD puis en CDI et cela pendant 7 ans.
Chloë est tenace, elle fait savoir qu'elle veut être chauffeur laitier. Et puis fin 2024, début 2025, son rêve prend forme. L'attente, le sérieux et le courage ont payé. Elle passe le permis C, CE et la FIMO. « Le 1er décembre 2025, j’ai intégré le poste de chauffeur laitier » dit-elle avec un grand sourire et une joie infinie. Son métier est une vraie passion. Pendant toutes ces années, elle n'a eu qu'une appréhension « que je ne sois pas faite pour ce métier ». Loin de cette angoisse, Chloë s'épanouit dans son activité professionnelle qui coche toutes les cases « Je suis autonome, au contact des agriculteurs, de la nature et des animaux. Je suis en extérieur, c'est un métier qui bouge, pas de routine pour moi, chaque journée est différente et cela demande une grande responsabilité ». Elle aime l'adrénaline que cela provoque et les difficultés à surmonter « Une nuit, un pneu de la semi-remorque à 3 essieux a éclaté sur la RN13. On s'est débrouillé avec le mécano d'astreinte. Il y a aussi les routes étroites avec des passages compliqués, les croisements des véhicules et les gens inconscients. Il faut savoir garder son sang-froid ! Chaque difficulté surmontée me rend fière. Ce métier me permet de me rendre compte que je peux réussir quand je le veux. Je fais actuellement 8 tournées dont 2 de nuit, ce qui me fait un total de 105 exploitations à connaître ».
En dehors de son travail, Chloë est aussi majorette chez les Miss Valognaises et a une passion transmise par son père : prendre part aux festivités commémoratives du 6 juin 1944. « Tous les ans, je participe. C'est ma manière d'honorer tous les gens qui ont vécu ce moment d'histoire ». C'est en habit d'époque que la jeune femme rencontre les vétérans, profite des festivités sur Sainte-Mère-Église. En août, Chloë aura 27 ans, un anniversaire tout particulier qu'elle savourera en repensant à son parcours et aux moments difficiles vécus au collège : « Après le harcèlement scolaire vécu au collège, c'est une belle récompense de la vie ».